Voyage d'échange avec les Anciens du lycée Ferroukhi de Miliana

 

1. LE FILM

 

Ils sont partIs (16):

Au départ de Batna  11

  1. Mme Merzouki,
  2. Merzouki Said
  3. Messaoudene Saddek,
  4. Chibani Kamel,
  5. Abdelaziz Fayçal,
  6. Harket Said,
  7. Chergui Amor,
  8. Ferhat Taha-Hassine,
  9. Beldi Lakhdar,
  10. Chérif Abdelhak
  11. Chérif fils

Au départ d'Alger 5

  1. Zerguine Ghania
  2. Mr et Mme Tablit
  3. Mr et Mme Dey

AECLB a organisé son 1er voyage d'échange et de partenariat avec l'Association des Anciens Elèves du lycée Mustapha Ferroukhi de Miliana

Lieu de départ et de retour:  siège de l'association 

Date et Heure de départ:  le vendredi 6 octobre 2017 06h30 du matin. 

Date de retour: dimanche 8 octobre 2017 à 19h30

1.1. Allocution du Président de l'AECLB

Monsieur le Directeur du lycée Mustapha Ferroukhi

Monsieur le Président de l’Association  des Anciens Elèves du lycée Mustapha Ferroukhi  ALMF

Mesdames les anciennes élèves du lycée Mohamed Abdou, Messieurs les anciens élèves du lycée Mustapha Ferroukhi,

Mesdames, Messieurs, Cher(e)s Camarades,

Au nom de l’Association des Anciens Elèves du Collège-Lycée Benboulaid de Batna, je tiens à vous  remercier pour l’invitation et l’accueil chaleureux et convivial qui nous a été réservé, mes camarades et moi,  par nos amis de l’Association des anciens Elèves du lycée Mustapha Ferroukhi.

Je ne manquerai pas de remercier aussi Monsieur Le Directeur du lycée Mustapha Ferroukhi qui nous accueille ce matin dans cet édifice qui continue à  dévoiler une tranche vitale, non seulement du passé, mais aussi et surtout celle de toute cette région du Zaccar et des générations d’élèves, de professeurs et de dirigeants qui s’y sont succédés pour apprendre et faire rayonner le savoir et la connaissance.

Nous sommes réunis, aujourd'hui, ici,   pour affirmer et raffermir nos liens de fraternité et d'amitié qui ont toujours constitués une part importante de nos valeurs humaines. Nous osons, ainsi, espérer les léguer aux générations montantes pour lesquelles elles sont en droit d'attendre de nous.

Nous espérons, quant à nous, que ces rencontres d’échange et de partenariat  puissent perdurer et emporter l’adhésion, année après année, de nouvelles associations d’anciens élèves.

 L'AECLB, quant à elle,  œuvrera et continuera à développer le partenariat et les voyages d’échanges  avec des associations similaires nationales.

Qui d’entre-nous  ne veut pas s’imprégner de la sensation de rajeunir ? Eh bien nos  lycées respectifs  nous offrent les scènes et les décors et nous sommes les acteurs vieillissants pour jouer  les opéras de  notre jeunesse passée !

En bon croyant, j’ose affirmer que nos vaillants chouhada, les deux Mustapha, ont intercédé dans l’Au-delà pour que telle amitié   puisse voir le jour  et sceller un lien indéfectible de fraternité entre nos deux régions d’où culminent les monts du Zaccar et des Aurès, remparts éternels de résistance contre toutes sortes d’invasions et garants de notre authenticité.

Mes camarades anciennes et anciens élèves du lycée Benboulaid de Batna, ici présents, ont l’honneur et la joie d’être les ambassadeurs de notre région, les Aurès, pour vous transmettre les chaleureuses salutations de vos amis et frères et sœurs des Aurès en général et de Batna en particulier.

Je termine en vous affirmant franchement que nous avons adopté la chanson de Si Youcef Azaizia Meliana bladi nabghik et que nous nous sommes permis de lui rajouter un autre passage pour devenir :

Miliana bladi nebghik

Oua n’habbek oua qlil ‘alia

Lemhabba rahi ghir fik

Hadha ouadjeb, mahouch mzia

 

Nass Batna issalou ‘alik

‘abed  kbar oua eddheria

Darou Yeddihoum fi yeddik

Ou tahya essadaqa el djazairia

Le hasard fait bien les choses: la traduction en français de ce quatrain  rime  aussi:  

Les gens de Batna te saluent

Grands et petits

Ils mettent leurs mains dans les tiennes

Pour que vive l'amitié algérienne

1.2 Déroulement de la visite

La visite s'est déroulée dans les meilleures conditions possibles: 

Journée du 6 oct 2017: 

  • Accueil de notre délégation à la sortie de l'autoroute A1 par le Président et le secrétaire général de l'ALMF vers 16h30 qui nous ont accompagnés vers notre hotel . S'en est suivi un quartier libre et premiers contacts avec la ville de Miliana en présence de Si Ahmed Labdi secrétaire général de l'ALMF
  • Dîner à l'hôtel.

Journée du 7 oct 2017

  • Cérémonie de distribution des prix aux lauréats du baccalauréat 2017 organisée par l'ALMF et la Direction du lycée Mustapha Ferroukhi: allocutions prononcées par le Président de l'ALMF, le Directeur du lycée Mustapha Ferroukhi et le Président de l'AECLB
  • Déjeûner au lycée
  • Visite de la ville de Miliana et les principaux lieux de culture: dar el amir Abdelkader, le Jardin Public, la rue Emir Abdelkader etc...
  • Dîner à l'hôtel

Journée du 8 oct 2017

  • Visite de la Manufacture d'armes de l'Emir Abdelkader en présence des membres du Bureau de l'ALMF
  • Retour vers Batna à 12h30

2.2 Ce qu'il faut retenir de cette visite

  • L'accueil chaleureux et fraternel de nos amis de l'ALMF en particulier et des habitants de Miliana en général.
  • L'unanimité faite, autour de cette première expérience, par les membres de notre délégation sur la richesse, la motivation  et l'utilité de telles rencontres au bénéfice des adhérents des deux associations.
  • L'échange d'expérience sur l'organisation des 2 associations
  • Le rapprochement fraternel et amical entre les adhérents des 2 associations en particulier et les habitants des 2 villes respectives en général.
  • Mieux connaître notre pays et découvrir ses nombreux atouts touristiques
  • Le gain notable en notoriété localement et régionalement  réalisé par  les 2 associations et l'impact positif respectif dégagé au terme de l'évènement 
  • L'écho favorable auprès des élèves et des directions des deux établissements scolaires respectifs

 

 

3. La rencontre vue par la presse

Dans le cadre de l’Association des anciens élèves du lycée Ferroukhi, association née en 2012, nombreux parmi ceux qui ont fréquenté ce lycée se sont retrouvés, samedi 7 octobre. Ils en ont fait une tradition de se rencontrer une fois par an pour se retremper dans un moment d’émotion et de nostalgie d’un vécu partagé où se sont nouées des amitiés qui sont restées indéfectibles, défié le temps et les chemins que chacun a pu prendre.

Ce samedi, dès 9 h du matin, sous les platanes de la cour, dans le lycée qui vient d’être rénové entièrement et qui a vu les affres du temps effacées, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes se congratulaient ou échangeaient de solides poignées de mains comme si ces marques de fraternité effaçaient d’un coup de baguette magique les années de séparation.

Mohamed Djebour, le président de l’association, d’une voix chevrotante d’émotion, a pris la parole pour souhaiter la bienvenue à ceux et celles qui ont répondu à l’appel du souvenir, venant de loin et même de très loin pour partager ces moments d’intense émotion de vécu qui ont résisté au temps

A noter que le lycée Ferroukhi-Mustapha était le plus important de la dizaine de lycées que comptait l’Algérie. Il a été inauguré en 1909 et comptait 400 élèves dont 200 en internat.

En 1949, la classe de première comptait 16 garçons et une fille et ce n’est qu’en 1950 pour la première fois que furent intégrés 2 professeurs musulmans, en l’occurrence Larbi Youcef, professeur de lettres arabes devenu plus tard l’un des hauts responsables de la Fédération FLN de France, et Tadjini Tahar, qui deviendra commissaire national des SMA.

Des élèves qui ont fréquenté le lycée deviendront ministres (Ahmed Benslimane, Amar Ghoul, Belaïb Bakhti, Mourad Medelci, Mustapha Cherif, Sadek Batel, Ahmed Attaf), des cadres supérieurs de l’Etat, de grands officiers de l’ANP, des chercheurs, des professeurs de médecine, et de grands responsables de sociétés nationales. Nombreux aussi parmi les élèves de ce lycée qui ont donné leur vie pour l’indépendance du pays. Après la grève de 1956 ordonnée par le FLN, sur la plaque commémorative on compte 22 noms de chahids tombés au champ d’honneur, le 23e ayant été Mustapha Ferroukhi lui-même qui avait quitté le lycée avant cette grève et né le 15 décembre 1922 et qui a trouvé la mort le 17 août 1960 dans le crash de l’avion à bord duquel il se trouvait pour se rendre à Pékin afin d’occuper le poste d’ambassadeur du GPRA, crash qui s’est produit dans la région de Kiev, en Ukraine. Lors de ces retrouvailles, ont été primés une vingtaine de lauréats de l’examen au baccalauréat de juin 2017.

A noter que le président de l’Association des anciens élèves du lycée Mustapha-Benboulaïd de Batna, Ferhat Taha Hassine, qui a fait le déplacement depuis la capitale des Aurès, a été l’invité d’honneur de cette journée.

Prenant la parole, il dira dans une brève allocution : «Nous sommes réunis aujourd’hui, ici, pour affirmer et raffermir nos liens de fraternité et d’amitié qui ont toujours constitué une part importante de nos valeurs humaines. Nous osons ainsi espérer les léguer aux générations montantes, des valeurs dont ils sont en droit d’attendre de nous».

L’orateur ajoutera : «J’ose affirmer que nos vaillants chouhada, les deux Mustapha (Ferroukhi et Benboulaïd) ont intercédé dans l’Au-delà pour que cette amitié puisse voir le jour et sceller un lien indéfectible de fraternité entre nos deux régions d’où culminent les monts du Zaccar et des Aurès, remparts éternels de résistance contre toutes sortes d’invasions et garants de notre authenticité».

Cette rencontre a été également l’occasion pour l’écrivain Chibani Kamel de dédicacer son livre paru en 2015 sous le titre Si Batna m’était contée 1844-1962. On a appris que les associations de Miliana et de Batna ont signé un jumelage pour développer les échanges. Comme objectifs, entre autres, les deux associations œuvrent à développer les échanges socioculturels et à venir en aide aux anciens élèves, le cas échéant.

 

 

4. La rencontre vue par nos amis de l'ALMF

Reportage de la première rencontre entre deux Associations de Batna et de Miliana

La journée du 06 Octobre 2017- 1/3

C’était une rencontre unique en son genre. Initiée par nos frères de Batna sous le thème d’échange et partenariat entre associations d’anciens lycéens de l’Algérie, notre association ALMF  à pris cette volonté de rapprochement pour la concrétiser sur le terrain de la réalité. Sa réussite appelle à d’autres tentatives. Il faut instaurer donc un lien solide entre anciens lycéens et lycéennes de l’Algérie et pourquoi pas, avec celles d’autres pays amis ou frères. Association des associations des anciens lycéens et lycéennes qui fait ses premiers pas, son premier dedech, ses premiers balbutiements. Que ce soit à Miliana ou autre ville, l’essentiel est qu’elle s’est lancée pour ne plus s’arrêter. Lycéens et lycéennes des autres villes préparez-vous !  

Nous étions tous dans un état émotionnel intense saupoudré d’une grande satisfaction.

 Eu.. pho… rie !!! C’est le mot. Une liesse qui promet un long parcours parsemé d’autres rencontres.    

C’était sous le nouveau pont ferroviaire en construction à la sortie de l’autoroute A1 vers El-Khemis qu’on s’est rencontré pour conduire nos invités à Miliana. De là, ils ont pu voir Miliana sur l’adret de Zaccar.

Une fois à Miliana, après leur installation à leur hôtel, ils ont vite opté pour une sortie sur la ville. L’esplanade, la vue sur la plaine, la méandre en forme fer à cheval, le mur, l’hôpital de Miliana. J’étais leur accompagnateur dans la ville. Au bout de l’esplanade on a pris la rue du lycée Mohamed Abdou. Une visite de ce lycée nous a été accordée. On s’est ensuite rendu devant le musée puis l’horloge, les deux cinémas et enfin la mosquée de Sid Ahmed Benyoucef qui était à 200 m de leur hôtel.

Sous le nouveau pont ferroviaire en construction à la sortie de l’autoroute A1 vers El-Khemis

Juste après leur arrivée, une tournée de la ville s’impose. Ici, après un long parcours sur l’esplanade d’Ali la pointe,  nous sommes devant le lycée Mohamed ABDOU où on nous a permis une petite visite dans la cour.

 

Aspect de la visite du lycée Mohamed ABDOU

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Visite de la vielle boutique mauresque de monsieur BELABDELOUAHAB Mohammed et qui est tenu par son fils.

Alors que monsieur le président de l’AECLB photographie des vieilleries dignes d’un grand musée, Mr BELABDELOUAHAB parfume le secrétaire de cette association.

 

 

 

 

Monsieur BELABDELOUAHAB remplissant une seringue pour arroser de parfum nos invités.

Détails sur la boiserie.

Commentaires (4)

·         1. Chantal (site web) | 11/10/2017

Comme d'habitude, Med, tu m'as fait mourir de rire ! De plus, tu m'as fait "rajeunir" d'une trentaine d'années ! hihihihi ! En effet, je disais dans mon commentaire "quand J'ETAIS une jeune débutante thérapeute" (c'est-à-dire quand j'avais 40 ans ! lol !). Mais, aujourd'hui, à 70 ans, j'ai perdu cette appellation de "jeune débutante thérapeute" ! Et c'est très bien comme ça car j'ai tant appris au cours de ces 30 dernières années. C'est la richesse de l'avancée en âge ! 

·         2. G.M et Fiston | 11/10/2017

Abdelkader Remmali etDjebbour Mohamed dans une de leur discussion avant d'offrir comme cadeau une belle voiture à GM,un geste de leur part que je ne peux l'oublier 
et tout a commencé de là 

-Ciel ! Mon portable a disparu ! KADER
-Grâce au ciel, tu es sain et sauf ! mon cher mouhakhouya
-Y avait il à l’instant danger et que je n’a pu le sentir kader
-Tu peux dire que tu l’as bien échappée belle à l’instant mouha khouya
-Dis moi tout je t’en prie kader faut-il me mettre en garde mais dis moi qui est ce ?
-Tu vois cette forme qui se faufille juste là devant nous mouha khouya
-Je la vois d’ici ,mais c’est notre ami de toujours celui qui ne cesse de parler de sa GM 
-Tu peux dire un ami ,comme tu peux dire de lui autre chose ,fais bien attention quand tu l’approches je me rappelle que meme la pauvre Chantal a eu son coup de foudre
-Il prend les choses alors sans avertir comme le fait un pickpocket 
-Alors maintenant fais attention à tes lunettes mon cher , moi je vais avertir aussi notre tresorier tu sais avec le peu que nous avions recolté on risque de ne pas payer nos factures 
-Il prend alors meme les lunettes et l’argent kader
-Hier il m’a dit,je vais acheter un portable pour sa GM et des lunettes pour lui
-Tu crois qu’il m’a visé en pensant qu’il va les acheter kader 
-Je crois bien ,la derniere fois nous avions eu des invités des Aurès, c’est une association comme la notre ,leur president est venu avec une voiture hors paire immatriculé meme à DUBAI ,le pauvre est reparti sans elle 
-Tu penses qu’il a fait ça meme pour ce pauvre president 
-Il l’a fait sans reproche ,en nous montrant même une photo de lui devant cette voiture 
-Crois tu qu’il ne va pas la lui rendre si on va tous un peu le raisonner et qu’il doit à l’avenir ne s »attaquer qu’aux amis au lieu des invités
-j’ai beau le resonner mouha khouya ,il veut cette voiture pour sa GM
-et si je lui donne ma propre voiture, penses tu qu’il acceptera et qu’il rendra la voiture à notre invité
- S’il accepte c’est une idée géniale ,au moins nos invités penseront qu’il y a eu vraiment échange de part et d’autres

·         3. G.M et Fiston | 10/10/2017

-Qu’est ce que tu fais GM ?
- Tu vois bien Je creuse fiston, je creuse 
-Mais GM c'est pourquoi faire 
-C’est l'idée à Chantal fiston elle veut faire pousser des fleurs
-, Moi je préfère plutôt la pomme de terre ça rapporte gros ces jours ci chez nous GM
-Non fiston jamais pour ça tu peux en être sûr ,l’idée à Chantal n’est nullement pour nous enrichir les poches mais pour un rapprochement de partage d’idées quelque chose de beau entre nous
-Alors GM dis moi comment vas tu t'en prendre pour faire un tel rapprochement qui peut te mettre plus haut sans t’enrichir les poches
-Avec la bonne manière de Chantal fiston j’y arriverai, elle est très sérieuse même quand elle dit « je suis une débutante thérapeute » et elle s’est s’y prendre pour les tetes comme moi
-C’est juste GM, je crois que durant son absence ces jours au Site elle a vu un psychologue qui lui a conseillé pas mal de truc à dire et qu’elle ne peut se tromper comme d’autres le font
-Tu vois fiston que je dois faire confiance à Chantal pour mes plantes à son idée de rapprochement 
-G,m quand est ce qu’ on va lui dire que les fleurs ont poussé sans pluie mais seulement avec son idée 
-D’ici peu fiston ,d’ici peu et on lui dira qu’on a réalisé le miracle avec juste un peu de volonté 

$

· 4. Chantal (site web) | 10/10/2017

Bonsoir à tous,

Si je peux me le permettre et ce, bien que je ne sois pas "ancienne" du Lycée M. Ferroukhi, ni même du Lycée Mohamed Abdou mais seulement une "ancienne" du Lycée Alphonse Daudet (lol !), j'aimerais vous dire combien je trouve excellente l'idée de rapprochement de deux lycées, voire davantage.

Personnellement, j'ai toujours pensé que le partage, l'échange avec autrui, quel qu'il soit, qu'il s'agisse de couleur de peau, de religion, de culture ou tout simplement, dans le cas présent, de rapprochement avec d'autres lycées est une richesse qui ne peut que tirer l'être humain vers le haut.

Il y a très longtemps, j'avais connu un psychologue/psychothérapeute disparu depuis de nombreuses années. Il s'appelait "Serge Ginger". Celui-ci avait écrit plusieurs livres et lorsque j'étais une "jeune débutante thérapeute", ses conseils m'avaient été très précieux. Celui-ci disait : "Dans notre recherche du potentiel positif, il ne suffit pas d'arracher les mauvaises herbes, il faut aussi faire pousser des fleurs".

Selon moi, ce rapprochement avec d'autres lycées est une bonne manière de "faire pousser des fleurs".

Bonne fin de soirée

 

 

En ce jour du 07 Octobre, tout s’est passé dans une petite cour, là où tout comme autrefois sous un carré bleu du ciel comme toit de leur lycée internes jouaient contre maitres d’internat.

 

Ce jour là avec son temps bien ensoleillé des invités de marque sont venus voir là de près et admirer à partir de cette cour un temple du savoir au nom du Chahid Mustapha FERROUKHI de la ville de Miliana
ils sont d’anciens élèves d’un lycée au nom du Chahid Mustapha BENBOULAID. Ces anciens élèves sont venus de cette lointaine contrée des montagnes des Aurès, ils sont venus partager une joie ensemble avec d’autres anciens élèves d’une autre montagne le Zaccar, deux cimes de montagnes dit-on qui ont laissés leur histoire dans la révolution du pays.

 

Deux villes aussi qui portent un même nom Mustapha dans l’histoire de notre pays bien aimé. Leur courte visite est marqué par :

 

  - Une remise distribution de prix aux meilleurs Lauréats du bac 2017 du lycée Mustapha Ferroukhi.
  - La connaissance de la fille du chahid FERROUKHI.
  - Ils nous ont fait entendre par un chantre comment chanter un poème qui illustre les Aurès.

 

L’ALMF remercie vivement ces personnalités de la ville de Batna venus comme anciens élèves du lycée de l’association AECLB qui parmi eux des Docteurs d’universités, des Médecins, des Hauts Cadres et que malgré l'âge ont au prix du sacrifice de leur santé fragile qu'ils ont pu surmonter, donner un tout exemple de fraternité .
Et, si les clameurs et la joie de rencontre y étaient dans cette petite cour et qu’après une courte visite de trois jours dans une ville millénaire,  à son lycée, à ses remparts, son musée, son jardin et à la Manufacture d’armes de l’Émir Abdelkader les clameurs se sont tues un 08 Octobre 2017. Ces élèves qui parmi eux peinent à marcher aujourd’hui ont laissé en partant, à d’autres générations futures un flambeau allumé afin de suivre ce bel exemple.

 

L'ALMF tient aussi à remercier :

 

  -Le proviseur du lycée
  -L'Intendant et son staff de cuisine pour tout l'aide apporté
  -Youcef AZZAÏZIA, un ancien élève et médecin dans la vie courante pour son ambiance apportée et qui a été fortement appréciée par nos invités.
  -La Directrice du musée
  -La Directrice de la manufacture que nous tenons à encourager dans sa nouvelle tâche.
  -Mohamed LANDJERIT, cet ancien prof de sport d'avoir été là comme pour les retrouvailles et à montrer à nos invités toute la beauté du  jardin de Miliana.
  -Les Autorités de la ville pour tout l'aide apporté

 

Nous les remercions tous comme nous remercions encore une fois nos invités de leur visite.

   _____Le président de l'ALMF_____

 

4. Miliana

4.1 Si tu vas à Miliana.../Par Latifa Abada

 

À seulement quelques kilomètres de la capitale, accrochée à flanc de montagne, la ville de Miliana offre aux visiteurs de nombreux lieux culturels et patrimoniaux. Les plus incontournables racontent la ville à travers l’histoire.

Miliana a accueilli de nombreuses civilisations à travers le temps. Romains, Ottomane , Arabes, les influences de tous ces occupants sont encore visibles notamment dans son architecture. Mais c’est son passé colonial qui laissera l’empreinte la plus notable, puisque la ville avait fait l’objet à l’époque coloniale d’un nouveau plan d’urbanisme.

À l’entrée de Miliana, le promeneur est souvent orienté vers la place publique appelée communément par les habitants "place de l’horloge". Au centre de ce lieu s’élève un minaret agrémenté d’une horloge.

"Avant l’arrivée des Français cette place comptait plusieurs mosquées qui étaient des lieux de prière et de savoir, où les Milianais apprenaient entre autres les sciences. Mais lorsque le colon est arrivé la place a été rasée dans le but de l’agrandir. Seul survivant de cette action, ce minaret appartenant autrefois à la mosquée Djamaa El Turc" explique LANDJERIT Mohamed, fils de la ville et ancien professeur de sport.

Ce monsieur féru d’histoire, est également auteur de plusieurs ouvrages sur sa ville natale. Il se consacre depuis une dizaine d’années à travers son association "El Manara" à retracer l’histoire de sa ville.

Visiter Miliana avec Mohamed nécessite d’oublier un peu le temps présent. Celle-ci se poursuit à proximité de la place de l’horloge, où est situé le musée "Dar El Emir Abdelkader". Le visiteur découvrira des objets de la résistance populaire de l’Emir, des manuscrits, des peintures.

La promenade se poursuit dans un décor verdoyant, qui se prolonge jusqu’à l’endroit le plus reculé au sud de la ville "La pointe des blagueurs", à 700 mètres d’altitude. Une allée où les familles Milianaises se retrouvaient pour discuter et prendre du bon temps.

A l’entrée de cette place trône une statue de "Ali Lapointe". Depuis l’indépendance la place est baptisée "Ali Amar" en hommage à Ali Lapointe.

En matière d’éducation, Miliana a accueilli la première Ecole normale d’institutrices d’Algérie en 1876. Des étudiantes des quatre coins d’Algérie y venaient avant que l’école ne soit transférée à Bouzreah en 1947. Aujourd’hui l’établissement est un lycée.

Plus loin dans la vieille ville un autre lycée de garçons est aussi célèbre que l’école des filles. De grands noms y ont étudié notamment le Professeur Mustapha Cherif, Docteur d'Etat en lettres et philosophie politique, le martyr Mustapha Ferroukhi et bien d’autres.

Après deux ans de réhabilitation, le lycée a rouvert cette rentrée. Mohamed, notre précieux guide, y a étudié et enseigné le sport durant toute sa carrière.

La visite guidée se termine au jardin public. Cet espace de verdure est l’annexe du Jardin d’essais d’Alger, construit à la même période. Riche en faune et en flore, ce havre de paix, était autrefois l’un des premiers cinémas en plein air d’Algérie, ajoute encore Mohamed. Mais ce qui rend ce jardin particulièrement original, est la statue qui occupe son enceinte appelée l’Égyptienne en raison de ses habits. On y voit la belle silhouette d’une femme, les yeux rivés au sol et portant une torche.

Mohamed confie que cette jeune femme a connu bien des péripéties. Sa tenue peu conventionnelle pour certains a failli mener à sa destruction. Ceux qui y tenaient ont réussi à la sauver de ce châtiment en lui “couvrant le corps”. Quelques années plus tard elle finit par retrouver sa liberté, se souvient Mohamed.

Comme le raconte Alphonse Daudet dans son célèbre ouvrage "les lettres de mon moulin", une journée à Miliana "changera un peu des tambourins et des cigales". Calme et sereine, cette petite ville séduit sans effort.

4.2 Miliana vue par la presse

 

 « Miliana et ses pentes vertes, ses vergers enchevêtrés de tournesols, de figuiers, de cougourdiers, comme nos bastides des provençales »

C’est ainsi qu’apparaît à Alphonse Daudetle site de cette petite ville pittoresque du petit Atlas.

Le visiteur qui prend la route vers Miliana, découvre un Spectacle de Couleurs et de Senteurs. Ce sont des haies d’amandiers et de grenadiers, des clôtures de roseaux et de jasmin, des jardins fleuris de cerisiers et de pruniers qui s’étalent harmonieusement en contrebas des vieux Remparts pour s’étendre vers la Plaine.

En plus de la splendeur du Site, l’Internaute trouvera dans cette présentation une grande Fresque Historique de l’Antiquité à la période de la Résistance Populaire.

Il connaîtra également la richesse du Patrimoine Archéologique et Monumental que recèle la Ville et sa Région ainsi que les valeurs des Traditions et Coutumes des habitants.

C’est un long périple que l’Internaute pourra effectuer à travers le Passé prestigieux de cette Ville Millénaire d’Algérie dont la fraîcheur et le parfum des Traditions incitent le visiteur à s’y attarder.


Miliana le joyau hors du temps*
MILIANA est la divine surprise qu’un voyageur désabusé du sort de nos cités peut encore rencontrer de nos jours. Une ville cachée du mauvais œil. Qui, perchée sur son piédestal à 750 mètres d’altitude sur le Zaccar El-Gharbi, regarde se déchaîner les hommes à ses pieds, dans la plaine du Chélif

Un heureux hasard l’a maintenue telle quelle entre ses murs, derrière quelques pans de son antique Rempart. Telle quelle, c’est- à –dire comme un site citadin exceptionnel que traverse une Mélodie de Musique Andalouse à couper le souffle. Un Musée à Ciel ouvert comme avant la Mine de fer qui lui a fait son pain au temps des Colonies. Un Musée vivant surtout de la Jeunesse de sa population Studieuse et Romantique…

Il y avait 26 Mosquées à Miliana au moment de l’occupation française. Celle de Sidi Ahmed Benyoucef aura sans doute le mieux résisté. Il s’agit aussi du Sanctuaire du Saint Patron de la ville, et le siège d’une Zaouïa. C’est une destination quasi incontournable pour tout visiteur de Miliana. Le Rayonnement de la ville doit beaucoup à cette figure Mystique du XVIème Siècle.

La Montagne du Zaccar est mutilée. Elle a donné son Fer aux Colons, puis sa pierre à la Ville. Toujours à ciel ouvert. Les Mines de Fer ont fermé au début des Années 70 ; elles étaient le principale Employeur de Miliana. Djelloul énumère les vestiges locaux de l’industrie publique :

«L’Office National des Explosifs a pris le relais avec une unité de grande taille à mi-chemin entre Miliana et Khemis Miliana. Il y a aussi sur la route d’Ain Torki une unité de l’ENIEM qui fabrique des châssis pour le Complexe de Oued Aïssi, et une autre de la SNIC. Mais tout cela tourne un peu au ralenti.

Un privé s’est lancé depuis plusieurs années dans la fabrication des Carreaux de Faïence grâce aux Carrières du Zaccar. Le produit s’appelle la Zaccartine et orne tous les lieux publics importants de la ville, à commencer par l’Esplanade devant la Mosquée de Sidi Ahmed Benyoucef.

La Bourgeoisie Miliani a peu investi dans la ville. Les hommes d’Affaires les plus prospères qui ont fait fortune à Blida ou dans la Capitale, possède tout au mieux un Hammam de luxe dans leur ville d’origine. Mais personne ne semble leur en faire grief ici. Miliana, Rêveuse sur le Belvédère de la Pointe, est résolument insoucieuse. Comme le sont les Poètes qui deviennent la fatuité des choses.

Mohamed anime depuis des années une Troupe de Musique Andalouse, Edziria : «Ici à Miliana, on écoute plus le Chaâbi et l’Andalou que le Raï. »

C’est dire si la ville cultive le chic du Raffinement de l’âme sans les boursouflures de l’Opulence.

«N’oubliez surtout pas de revenir en Juin. Il y aura le Festival de Musique Andalouse. Cela coïncidera avec la Fête des Cerises». Des Cerises sur le Gâteau.

*Article de El Kadi IHSANE dans le Magazine Le TASSILI Numéro 29 – Editeur : Régie Sud Méditerranée – Alger (2002)

Miliana, la ville aux beautés incomparables.
Vue des chemins forestiers ou miniers, des hauteurs du Zaccar majestueux, avec ses centaines de jardins, de villas, de cascades, de moulins, la ville, avec sa verdure, ses fleurs, ses eaux, son minaret admirable, parait dire au voyageur, au passant, ainsi qu’une charmante demoiselle au sourire ineffable :

«Oui, c’est moi, la célèbre Miliana, la ville aux beautés incomparables, aux panoramas divers, à la température délicieuse, aux eaux vives, pures et joyeuses, à l’air frais et ((embaumé ! Oui, je suis unique ! Plonge toi dans mes bois, mes ravins ; enivre toi de mes parfums ; descends, silencieux, mes raidillons ; écoute le chant de mes oiseaux, le gazouillis de mes ruisseaux, le sifflement de la brise dans les roseaux ; admire mes cascades et songe à leur fracas, traverse mes forets et chante à mes échos ! Oui, je suis Miliana, la Malliana romaine ! Que tes femmes pénètrent dans mes marabouts et tes frères dans mes mosquées !

« Je suis l’étoile algérienne, O passant que mes beautés charment ! Je suis la rose africaine, un diamant incrusté dans un bijou de perles et d’émeraudes, de saphir et de rubis !…Je suis un astre que tout le monde ne connaît pas !… ».

Extrait du Roman : « ZOHRA, LA FEMME DU MINEUR » de Hadj HAMOU Abdelkader Pa ges :114 – 115

L’automne à Miliana
Je me souviens des couleurs chatoyantes de l’automne. Les arbres , avant de perdre leur feuillage , en fin de saison, offraient un spectacle enchanteur.

Les après midi, nos retours de l’école ressemblaient souvent à un vagabondage sans fin tant la nature étalait ses richesses sur notre chemin.

L’atmosphère était d’une telle douceur, pareille à ce que l’on peut ressentir après un accès de fièvre.

La nature dansait dans ses plus beaux atous. Le soleil en jouant avec les feuillages donnait aux arbres l’apparence de femmes dansant dans leurs habits de fête.
Les rayons du soleil accentuaient l’or des feuillages et la brise en les remuant orchestrait une telle symphonie de sons et de couleurs.

Nous nous amusions à chercher la plus belle et la plus grande des feuilles de chaque arbre pour l’introduire entre les pages de nos livres d’école afin d’ en garder la trace par refus de voir la saison se terminer.

Nous cherchions dans les haies qui bordaient les chemins et protégeaient les propriétés, les derniers fruits de la saison, baies, mûres, jujubes et même si nous avions les mêmes fruits aux alentours de notre jardin, ils avaient un goût bien plus sucré et plus doux quand ils étaient accompagnés de ce sentiment du plaisir défendu.

Les garçons, plus téméraires, montaient sur les arbres qui bordaient le chemin et secouaient les branches pour en faire tomber les derniers fruits qui résistaient. Les filles, la tête levée vers eux attendaient comme des oisillons, le bec ouvert, pour recueillir la béquée.

Le butin était partagé soit à l’amiable soit sous la menace d’une dénonciation aux parents en cas de réticence de la part de celui qui s’était aventuré sur l’arbre d’un voisin et qui de ce fait, portait toute la responsabilité du crime sur ses frêles épaules.

Nous rentrions repus et barbouillés. Pour éviter toute punition, dès le pas de la porte, avec emphase, nous donnions milles excuses et faisions milles petits mensonges pour nous couvrir mutuellement.
Notre mauvaise foi était flagrante et notre grand –mère qui était la seule habilitée à nous punir, nous écoutait en silence. Nous savions que tant que nos petits larcins, que nous savions interdits, étaient gardés bien au secret, nous ne risquions rien. Mais souvent la punition n’était que retardée car notre grand- mère, soupçonneuse, finissait toujours par connaître la vérité.

Nous jetions alors nos cartables, enlevions nos tabliers et le goûter à la main nous retournions dans les mille et un coins de jeux que notre jardin nous offrait jusqu’à ce que la pénombre du soir nous chasse vers notre nid pour y dormir en rêvant aux jeux que la nuit avait reportés au lendemain.

Rabéa skender

5. La visite  en images

   5.1 Le DVD qui devait être projeté à l'assistance

     5.2  Cérémonie de remise des prix aux lauréats du bac 2017

5.3 Allocution de Mme Zoulikha FERROUKHI

5.4 Youcef Azaizia chante l'amitié Batna-Miliana

5.5 Reportage sur Miliana : Dar Al Amir

 

 

 

 

 

 

6. Les finances

Cagnotte: 97.500,00 DA

  • Mr et Mme Merzouki        20.000,00 DA
  • Messaoudene Saddek,      6.000,00  DA
  • Chibani Kamel,                   7.000,00  DA
  • Harket Said,                        6.000,00 DA
  • Chergui Amor,                  20.000,00  DA
  • Ferhat Taha-Hassine,         6.000,00  DA
  • Beldi Lakhdar,                     7.000,00  DA
  • Chérif Abdelhak et fils         7.000,00  DA
  • Mr et mme Tablit               15.000,00  DA
  • Mr et Mme Dey                    3.500,00  DA

TOTAL                                       97.500,00  DA

Dépenses : 81.650,00 DA

  •  Bijoux                                       27.000,00 DA
  • Livre Aurès Terre chaouie           4.100,00 DA
  • 2 cadres pour photos                      8.00,00 DA
  • 20 DVD                                         4.000,00 DA
  • Hotel Miliana                              30.000,00  DA
  • Robe chaouie                               6.500,00  DA
  • Restauration voyage                    9.250,00  DA

TOTAL                                               81.650,00  DA

Solde positif de 15.850,00 DA

5 prises en charges totales (hotel + restauration) nous ont été accordées par l'ALMF

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