Escapade à Djellal: le film du jour 09/09/2017

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  1. Libellé: Escapade ESC 02/17
  2. Date: 9 septembre  2017
  3. Lieu: Taberdga-Djellal wilaya de Khenchela et Khanguet Sidi-Nadji wilaya de Biskra
  4. Heure de départ: 06h30
  5. Heure de retour: 19h30 à Batna
  6. Lieu de départ : Siège Association
  7. Participants
    1. Abdelaziz Fayçal
    2. Messaoudène Sadek
    3. Arket Said
    4. Ferhat Taha-Hassine
    5. Bouarour Moussa
    6. Merzouki Said
    7. Mme Merzouki Farida
    8. Benhafid Zine
    9. Chibani Kamel
    10. Belaribi Messaoud
    11. Guettala Boubaker (Invité)
    12. Ouakraf Derradji
  8. Défection de dernière minute: Kaouli Hocine, Hamlaoui Djamel
  9. Moyen de transport:

    1. Minibus Toyota Coaster en location
  10. Les finances

    1. La cagnotte: 12.000,00 DA
      1. Messaoudène Sadek:     1000,00 DA
      2. Arket Said:                      1000,00 DA
      3. Ferhat Taha-Hassine:     1000,00 DA
      4. Bouarour Moussa:          1000,00 DA
      5. Merzouki Said:                1000,00 DA
      6. Mme Merzouki Farida:    1000,00 DA
      7. Benhafid Zine:                 1000,00 DA
      8. Chibani Kamel:                1000,00 DA
      9. Belaribi Messaoud:          1000,00 DA
      10. Ouakraf Derradji:             1000,00 DA
      11. Fethi Ould Khelifa (don): 1000,00 DA (Merci FOK pour le geste)
      12. Abdelaziz Fayçal             1000,00 DA
      13. Guettala Boubaker            (Invité)
      14.  
      15.  

    2. Les dépenses: 16900,00 DA

      1. Location minibus: 12.000,00 DA
      2. Eau 750,00 DA 
      3. Boites plastique: 560,00 DA
      4. Salade de thon + fromage Kiri: 2640,00 DA
      5. Jus: 450,00 DA
      6. Divers + thé + nescafé : 500,00
    3. Solde de - 4900,00 DA (déboursés par THF)  à valoir sur prochaines escapades
  11. Le film

* Départ à 6h30 direction Khenchela  

* Une pause café a été observée dans le même café fréquenté habituellement par notre camarade ancien élève Azzizi Abdelmadjid  

* Reprise du voyage après nous avoir abreuvés et goûté au délice d'un pain chaud "fraîchement" sorti du four de la boulangerie du coin

* Direction  Khenchela où nous avons eu quelques difficultés à nous orienter vers la direction Chechar et Babar mais tout rentre dans l'ordre et nous voilà foncer vers Babar.

Le tapis de Babar porte le même nom de la localité, démontre tout le génie de l’art populaire ancestral. Ce produit de l’artisanat traduit la créativité artistique de la tapisserie traditionnelle et la perpétuité du patrimoine conservé par les générations successives. Ce patrimoine matériel et inséparable de son aspect immatériel conservé par la tradition orale, alors que les motifs portent des significations riches en symboles Aurèssiens, des lances, des épées, des bijoux et autres signes porteurs de valeurs ancestrales authentiques. Le tapis de Babar est réalisé sur le métier à tisser traditionnel appelé "Seddaya" assorti de l’outillage comprenant essentiellement "Lekhlala" qui sert à démêler la trame, et d’autres instruments servant à peigner la laine et à la filer (Qerdache et Meghzel Autrefois, la coloration de la laine était obtenue à partir de végétaux tels que le henné, l’écorce des racines du noyer, la peau du grenadier, des procédés conservés jalousement de père en fils et de mère en fille, depuis les temps les plus reculés. Les teinturiers se spécialisaient dans la coloration de la laine filée et offraient leurs services aux artisans à domicile et dans le souk. La croyance locale veut qu’une maison doit disposer de tapis pour être digne de ses propriétaires qui voient dans ces produits de l’artisanat, un signe d’aisance, de richesse et de bon goût. Selon une tradition établie, le tapis traditionnel a été introduit depuis l’arrivée des Béni Hillal en Afrique du Nord au Xe siècle, et sa réputation internationale qui a commencé dès 1925, Et la Poste Algériennes lui a rendu hommage en 1968 par l’émission tirée à 500 000 exemplaires d’un timbre intitulé Tapis de Nememchas.

Babar, à part ses tapis, n'a pas beaucoup de choses à nous proposer car l'assistance a insisté pour qu'on continue vers Chechar qui est le chef lieu de daïra.

* Aussi Cherchar n'est qu'un grand bourg à l'image de toutes les daïrates récentes du pays et même topo nos amis n'ont pas insisté pour qu'on marque une pause.

* Notre ami Sadek Messaoudène nous avait, auparavent, invités à faire un petit saut vers Taberdga qui n'est pas très loin de Chechar. La question qui se posait alors: de combien de kilomètres allons-nous nous dérouter de notre chemin initial?

Après avoir pris la direction de Taberdga, une plaque signalétique nous indiquait 3 km mais 1 km plus loin une autre plaque nous indiquait toujours 3 km: l'assistance a fini par déduire que la première plaque devait indiquer 30 km et que le zéro a été effacé!

Quelques minutes après, nous voilà engagés dans une descente, pas aux enfers, Dieu merci, mais au petit paradis de Taberdga!

* Alors là, je ne sais pas si Taberdga est un nom féminin, mais elle doit l'être sûrement, elle la fertile, car elle nous a ensorcelés à tel point qu'on ne voulait plus continuer vers notre ami, Djellal le stérile, qui n'est rien d'autre qu'un masculin sans pouvoir de captage et sans ingéniosité!

TABERDGA L'enchanteresse douée de pouvoirs surnaturels dont elle use pour opérer des prestiges en faveur de ses visiteurs ou à leur détriment.

 “À chaque visite, j’ai l’impression d’une nouvelle découverte. Une sensation de vertige langoureux me saisit dès que mon regard plonge au fond du canyon. À chaque visite, c’est un voyage dans cet espace grandiose et dans le temps immémorial que racontent les vestiges d’une dechra millénaire.” C’est ainsi que décrit sa dechra Abdelkrim Ghazali, journaliste et fils de Taberdga. En effet, le canyon où se trouve la petite agglomération ne laisse aucun voyageur indifférent, des vues imprenables, où la couleur dure et ocre des roches contraste avec la verdure luxuriante des arbres fruitiers des jardins à même l’oued. On l’appelle “la perle des Aurès”.  S’il y a un lieu que les citoyens de Taberdga fréquentent et auquel ils se rendent à longueur de journée, c’est chez Ammi Belkacem, l’épicier du village, celui qui connaît tout le monde et que tout le monde connaît. Il vend à peu près tout et il parle aussi bien en arabe qu’en chaoui.  A taberdga il y a une même et grande famille Ouled Mafâa (les Zrari, les Ghazali…). Cependant il n’y a aucune infrastructure d’accueil digne de ce nom, même si les visiteurs viennent la matinée pour repartir en fin d’après-midi, ils ramènent leur nourriture, il n’y a pas de restaurant.” Enfin, la RN 83 a été complètement refaite et va jusqu'à la capitale des Ziban (Biskra). Elle a vu défiler des touristes de toutes les nationalités. Taberdga attend sa relance touristique.

Personnellement j'affirme avec force que Taberdga ne pourra jamais être décrite ni filmée avec tout  matériel moderne télévisuel sans qu'on pervertisse sa beauté (elle est féminine non?) et qu'on trahisse son emprise sur ses visiteurs, il faut y être pour y ressentir : Ah Taberdga tu m'as pris dans tes bras!

* Alors vraiment il a fallu nous convaincre pour continuer notre chemin vers le pauvre Djellal, l'aride, le stérile, qui n'a pas été malin pour s'être fait prendre par Taberdga, la fertile,mais je le prends quand même en compassion car Samson ne s'était-il pas, lui aussi, fait prendre par le pouvoir ensorcelleur de Dalila.

Qu'allons-nous voir à Djellal, si ce n'est un village perché la-haut sur la falaise, ressemblant étrangement aux vieux villages mexicains des westerns d'antan, la seul différence résidant dans le chèche au lieu du sombrero. Il manque aussi le cactus car le paysage de Djellal n'en contient pas, étant envahi par la roche et le désert le contraignant à ressembler  à un paysage lunaire: on peut même demamder aux Russes ou aux Américains d'y envoyer un vaisseau spatial mais attention, pas de regards vers Taberdga!!!

Alors revenant des hauteurs de la lune, qu'allions-nous trouver si ce n'est la Terre plate et le regard se perdant à l'horizon? Oui, là-bas, à l'horizon, nous entrevoyons Zeribet el Oued et enfin Khanguet Sidi Nadji. Là, changement radical de décors, puisqu'on est en train de tourner notre film western, nous y entrons à midi passée, alors impossible de trouver du pain, tous les commerces étant fermés pour cause de sieste dûe à la chaleur: il manquait Zapatta pour nous accueillir à bout de colt! On s'est démêlé, quand même, à gauche et à droite et on a fini par nous indiquer où trouver du pain que Saddek Messaoudène n'a pas tardé à nous ramener mais c'était en quelque sorte trop tard car la majorité de nos chibanis n'ont pas résisté à l'envie d'ouvrir leur boîte hermétique pour savourer un délicieux repas froid bien équilibré à base de salade de thon, fromage, fruit et sucrerie en terminant bien sûr avec du thé et du nescafé.

Après avoir rempli les estomacs, nos camarades se sont donnés à coeur-joie aux discussions parfois sans intérêt mais qu'importe, le ventre étant plein, la t^te peut chanter alors! Un repos bien mérité terminé par les ablutions et la prière pour la plupart des présents et nous revoilà reprendre nos bâtons de pélerins pour aller visiter la vieille ville de Khanguet Sidi-Nadji.

Le western nous a accompagnés ce jour du 9 septembre 2017, nous n'avons rien trouvé dans la vieille Khangua qu'une ville fantôme racontant des siècles d'histoire et offrant une vue digne de celles des grands westerns de holywood si ce n'étaient les deux mosquées encore élevées du haut de leurs deux minarets et manquant cruellement de fidèles pour y prier Allah et demander Sa Clémence.

Oui Khanguet Sidi-Nadji a déménagé plusieurs centaines de mètres plus loin en faisant appel, cette fois-ci au béton et au ciment sans aucune architecture eu égard au respect de la vieille ville qu'on vient d'abandonner et qui crie à qui veut l'entendre : ne me quittez pas, ne m'abandonnez pas, ne m'oubliez pas!

Cette désolation consommée, il ne nous restait plus qu'à déguerpir pour essayer de rentrer à Batna avant la nuit, Sidi Okba au passage n'a pas eu la chance d'être visité, nos camarades visiblement abattus par les 400 km de route n'ont même pas daigné retourner leurs têtes pour apercevoir le chemin menant vers la vieille ville.

400 km en bus ça use, ça use...

400 km en bus ça use le coccyx!

Chemin faisant, voilà que Batna pointe ses lueurs à l'horizon, tout le monde étant content de pouvoir regagner les siens après une dure journée de voyage dont la fatigue n'a d'égal que la chance d'avoir été appelé, par Taberdga, à la visiter et à passer un pacte avec elle: je persiste et je signe que je reviendrai Inchallah!

 

Taha-Hassine FERHAT

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